HISTOIRE DU RHUM

 

Le rhum est un alcool tirée de canne à sucre.

 

Originaire d’Asie, la canne à sucre a été répandue par les arabes au VIIIe siècle. Ce sont ensuite les espagnols, lors du second voyage de Christophe Colomb en 1493, qui introduisent la canne à sucre aux Amériques, sur l’île d’Hispaniola (Haïti, Saint Domingue).

Vers 1640, on commence à voir apparaître, une eau-de-vie , tirée de la fabrication du sucre (de la mélasse), dans les Caraïbes (Barbade, …).  Puis la première mention écrite de « rhum« , est en 1688, toujours à la Barbade.

En France, les premières distillations de sucre de canne, sont réalisées par le Père Labat, un missionnaire dominicain français domicilié aux Antilles en 1722.

Initialement utilisé pour ses vertus médicinales (ce qui reste à prouver), le rhum était un élément indispensable sur les navires. C’est de là qu’il tire cette image d’alcool de pirate.

L’exportation du rhum en tant que boisson en Europe et en Amérique du Nord, ne se fait qu’au cours du XVIIIe siècle.

DE NOS JOURS

Aujourd’hui, on retrouve des productions de rhum dans toute la région des Caraïbes (Antilles, Cuba, Barbades, La réunion, Ile Maurice…), en Océanie (Australie, Tahiti…), en Asie (Philippines…) en Amérique latine (Paraguay, Mexique, Nicaragua) et même en Europe (Portugal).

MODE DE FABRICATION

Il existe deux méthodes de fabrication du rhum:

  • Le rhum agricole: il provient directement de la distillation de jus de canne à sucre fermenté (le vesou)
  • Le rhum de sucrerie (ou rhum traditionnel): il est issu de la fermentation des mélasses ou des sirops provenant de la fabrication du sucre

 

Les différentes étapes de fabrication du rhum:

  • La fermentation: au sucre présent dans la mélasse (ou le jus de canne) est ajouté des levures. Le sucre se transforme donc en alcool, qui au bout de 24 heures donne un vin (entre 4 et 5% de Vol).
  • Distillation (en colonne): ce vin est introduit en milieu de colonne. En descendant de plateau en plateau, l’alcool diminue, grâce à la vapeur introduite par le bas de la colonne. Sur les plateaux supérieurs le titre augmente graduellement. Les vapeurs d’alcool sont alors condensées et soutirées en tête de colonne, où l’on retirera les composés les plus légers (acétaldéhyde, acétate d’éthyle…), quelques plateaux sous la tête pour récupérer la plus grande partie de l’alcool(qui sera valorisé en rhum) et quelques plateaux au-dessus de l’alimentation pour retirer les composés plus lourds (isoamylique…).

ou

  • Distillation en alambic

Source: Fédération Française des Spiritueux, Wikipédia